Récitatif

Indispensable allié de l’Aria Da Capo, le récitatif lui est complémentaire. Alors que l’Aria Da capo, forme close sur elle même, suspend l’action en faisant revenir le personnage au point de départ, le récitatif permet de la faire avancer.
Sa vocalité est celle qui se rapproche le plus du langage parlé : un chant simple, peu ornementé, ajusté au débit des paroles. Il permet ainsi à l’auditeur de comprendre les tenants et les aboutissants de l’action (rappelons au lecteur que les sous-titres au XVIIIème siècle n’existent pas!).
Le récitatif peut se décliner de deux manières : secco (sec) et accompagnato (accompagné).
Dans un récitativo secco, la voix soliste est accompagnée de la Basse Continue réduite à sa plus simple expression : clavecin et basse d’archet (viole de gambe, violoncelle etc) le plus souvent, éventuellement de l’orgue si le thème est religieux
Dans un récitatif accompagné, en revanche, la Basse Continue est exécutée par l’ensemble de l’orchestre afin de colorer le discours du personnage.

Charlotte Ginot-Slacik